Microbiote et coronavirus : le lien existe


Les chercheurs, ont découvert que le covid19 ne tue pas directement ses victimes. Il le fait par l’intermédiaire d’une bactérie intestinale qu'il infecterait : la Prevotella. C’est cette bactérie infectée qui, devenue virulente, déclencherait l'hyper-réaction immunitaire qui tue les malades.

Déjà, le témoignage d’un cardiologue, affecté dans une unité de soins intensifs, nous avait alertés. Il avait constaté que ce n’est pas une pneumonie, à proprement parlé, qui emportait les patients mais une réaction cardio vasculaire due à une hyper réaction inflammatoire.

D’autre part, depuis le début les chercheurs s’interrogent sur ce virus, s’apparentant à un rhume banal n’allant pas plus loin chez 85% des gens, mais qui, chez certains, prend une autre tournure au bout de huit jours, entrainant subitement une très forte fièvre, de la toux et parfois une dépression respiratoire. Or, la plupart des symptômes de cette seconde phase, collent plus avec une « infection bactérienne » que virale.

D’autre part, ce virus se manifeste parfois par des symptômes atypiques comme : une conjonctivite une perte du goût (agueusie) et/ou de l’odorat (anosmie), surtout des vomissements, des diarrhées.

Une étude chinoise menée par Lei Pan, de l’université de Binzhou, en Chine, sur 204 patients, a révélé que près de la moitié d’entre eux souffraient de troubles digestifs qui sont allés en s’aggravant à mesure que l’infection par le coronavirus empirait. On a également découvert de l’ARN viral dans les selles de malades et même des virus « vivants ».

De toute évidence, le virus ne s’attaque pas qu’aux voies respiratoires. Les chercheurs ont donc essayé de voir quel lien il pouvait y avoir entre le virus, la sphère intestinale et la brusque aggravation de la pathologie chez certaines personnes.

Et, plusieurs équipes dans plusieurs pays (notamment en Chine, en France, et aux USA), ont découvert que le virus, en effet, ne tuerait pas directement, mais par l'intermédiaire d'une bactérie intestinale qu'il infecterait : la Prevotella. C’est cette bactérie infectée qui, devenue virulente, déclencherait, dans un second temps, l'hyper-réaction immunitaire qui affecte les poumons et tue le malade.

En Europe, la Prevotella est une bactérie qui est quasiment absente du tube digestif des enfants, mais qui se développe au fur et à mesure du temps en fonction du régime alimentaire. Elle est plus présente chez les hommes adultes que chez les femmes, chez les gens souffrant de troubles inflammatoires du tube digestif (reflux, gastrite, inflammation de l’intestin) et chez les personnes obèses.

Ceci colle parfaitement au profil des victimes européennes. Ceci expliquerait aussi, pourquoi, les traitements antibiotiques précoces limiteraient l’évolution de la maladie vers le rush inflammatoire délétère.

Ceci expliquerait pourquoi certains continents, dont les populations sont mieux adaptées à la présence de Prevotella dans leur microbiote, résistent mieux que l’Europe à l’épidémie.

Enfin, cela expliquerait pourquoi le virus peut réapparaître chez un patient apparemment guéri, avec une surprenante alternance de négativité puis de positivité des tests. Car, en fait, la bactérie toujours présente dans la flore intestinale sert de réservoir au virus, qui peut se multiplier de nouveau. Non ces patients ne sont pas infectés une deuxième fois. C’est le virus qui repart !

Ce qu’il faut retenir : c’est la confirmation de l'intérêt de l'antibiothérapie (azithromycine et autres) comme thérapeutique curative, à prescrire dès le tout début de l'infection au covid. Dépister et traiter précocement sont probablement l’une des solutions.

Enfin, il faut toujours se rappeler que le microbiote est le producteur et le gérant de la fabrication de l'immunité. De plus, il est aussi l’anti infectieux de 1ère intention, tant notre propre microbiote, qui détestent les intrus, lutte contre leur développement. Rééquilibrer la flore intestinale est aussi la base de toute prévention anti infectieuse.

Sources :

Dr Robert Dugué dont la publication : La thèse de la double «affection » se confirme. Site pourlascience.fr

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